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Extrait de ‘’ L’Outre-mer en Mouvement ’’ par Jean-Christophe GAY
L’Empreinte de l’Histoire Coloniale
Une situation économique marquée par l'héritage colonial
Jean-Christophe Gay explique bien l'extraversion économique de l'outre-mer héritée de la période coloniale et sa pérennisation par les élites locales.
«La situation actuelle est le résultat d'une exploitation coloniale orientée vers la métropole. Une telle extraversion a empêché l'apparition de processus locaux d'entraînement financier,
commercial et social. Au fondement d'une économie dépendante, il y avait le principe de l'Exclusif ou Pacte colonial, consistant à interdire aux colonies toute relation commerciale avec
l'étranger, et laissant à la métropole le monopole. Par ailleurs, il était interdit aux colonies de développer des activités susceptibles de concurrencer celles de métropole. L'abolition du Pacte
colonial par Napoléon III supprime la protection des denrées coloniales en métropole, mais l'outre-mer reste une chasse gardée du capitalisme national».
«Les élites locales, d'origine européenne, n'ont fait qu'accentuer la sujétion des colonies à la métropole, car elles n'avaient pas intérêt à un développement autonome (...).Le développement ces
vingt dernières années des grandes surfaces est le dernier avatar de la logique de reconversion des capitaux de ces descendants non métissés des grands propriétaires terriens de l'époque
coloniale que l'on appelle Gros-Blancs, Grands-Blancs ou Békés dans les DOM. Ce sont aujourd'hui des acteurs économiques de premier plan (.)».
«Si l'histoire récente des départements d'outre-mer est ponctuée d'émeutes - 1967 en Guadeloupe, 1991 à la Réunion, 1996 en Guyane, etc. - il faut toutefois se garder d'assimiler ces actes à
une généralisation du sentiment indépendantiste, cantonné à une minorité de Domiens»
Dans la République, entre assimilation et autonomie (commentaire de www.ladocumentationfrancaise.fr)
« Il convient de rappeler d'abord le lourd passé de la traite et de l'esclavage dans les colonies françaises, ce dernier ayant été aboli par le décret du 27 avril 1848. 153 ans plus tard, le
Parlement français a voté à l'unanimité une loi reconnaissant la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité :
"La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux
Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité" (article 1er de la loi
n° 2001-434 du 21 mai 2001).
Sur le plan politique, la relation historique avec la métropole dessine deux ensembles parmi les collectivités territoriales situées outre-mer, suivant qu'elles se sont inscrites dans une logique
d'assimilation ou d'autonomie. Dans le premier cercle, les quatre départements d'outre-mer (DOM) se caractérisent par une assimilation culturelle et politique, largement déterminée sous la IIIe
République : Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion. Dans le second, les autres territoires (anciennement TOM) ont fait le choix de l'autonomie dans la République. »
Sur ce processus, Jean-Christophe Gay apporte des éléments d'analyse très intéressants dans
‘’ L'outre-mer français en mouvement ‘’
«La spécificité des DOM tient au fait que ces "vieilles colonies" ont connu l'Ancien Régime et
l'esclavage, et que leur peuplement actuel est presque complètement le résultat de la colonisation par l'appropriation de terres inhabitées (Réunion), la disparition des premiers occupants
(Antilles) ou la marginalisation des populations autochtones (Guyane), contrairement au reste de la France d'outre-mer.
A partir de l'abolition de l'esclavage, en 1848, un processus d'assimilation s'est engagé et a débouché sur la départementalisation, en 1946».
«Dans le Pacifique, la classe politique locale est hostile à l'assimilation et rejette l'idée de départementalisation. Le processus d'assimilation culturelle y était beaucoup plus faible que dans les "vieilles colonies" et la culture républicaine moins forte. Par ailleurs, ces îles des antipodes restaient dans les années 1950 mal reliées à l'Europe et leur singularité semblait évidente aux responsables locaux. Il y avait, en outre, dans ce souci d'autonomie, la ferme détermination de conserver leurs avantages fiscaux. Cela explique qu'en 1958, la population de Polynésie française et de Nouvelle-Calédonie opte pour le statut de TOM, rejetant la solution départementaliste ou celle de devenir des Etats membres de la Communauté [française], proposée par le gouvernement français».
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/3303331280316/index.shtml
Année d'édition :
2003
Réf. : 3303331280316
64 pages, 21x29,7 cm
ISSN : 0419-5361
Infos Complémentaires (reprises sur le net):
De 1998 à 2003, la dotation de l’Etat aux régions de Métropole, hors la Corse représente 40,1%
de leur budget contre moins de 20% pour l’Outre-Mer : la Guyane étant la moins bien lotie avec 13,1%, soit 420 euros/hab. ; la Guadeloupe 17,3%, soit 604 euros/hab. ; la Martinique : 18, 6% avec
632 euros/hab. et enfin la Réunion 19,6%, soit 589 euros/hab.
Quant à la Corse, elle bénéficie d’un traitement particulier lié à la nécessité de l’aider à surmonter son handicap résultant de l’insularité et à combler son retard de croissance. L’état y a
contribué de 1998 à 2003 à hauteur de 67,5% de son budget, ce qui représente :
5.787 euros/hab , soit près de 10 fois plus que pour l’Outre-Mer.
L’ANPE est sensée représenter l’Agence Nationale pour l’Emploi.
Par essence, elle a pour mission de :
-recenser sur le plan national, le nombre des demandeurs d’emploi,
-aider les chômeurs à trouver un emploi,
-adapter les besoins en qualification des entreprises aux formations professionnelles, proposées par les divers organismes.
Or?
Les chômeurs inscrits officiellement à L’ANPE en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane et à la Réunion, ne sont pas intégrés dans le calcul global du nombre de chômeurs en France alors qu’il
s’agit de citoyens français, vivant dans un département français inscrit à l’Agence NATIONALE pour l’emploi.
La Banque de France :
Alors que la Banque de France a pour obligation d’émettre la monnaie sur tout le territoire national, pour nos départements, on constate que c’est un autre organisme (l’IEDOM) qui s’en
charge. Du coup, pour prélever 15 euros sur son compte en métropole, cela vous coute en frais, 15 euros, soit 30 euros au total de débités sur votre compte.
Balance commerciale extérieure :
Pour les transactions commerciales, nos départements figurent dans une balance dite extérieure… hors ne s’agit-il pas de territoires français ?
France Télécom :
Pour téléphoner, pourquoi passions-nous par l’international ?
Pourquoi n’avons nous pas une tarification "appel national" ?
0,053 € TTC la minute en heures creuses, 0,078 € TTC en heures pleines,
après un coût de mise en relation de 0,105 € TTC pour un appel national,
0,10 euros de mise en ligne plus 0,243 en heures normales et 0,188 euros en heures creuses pour un appel national vers les Antilles.
Le prix des billets d’avion :
Pourquoi en termes de voyage aérien, nous ne bénéficions pas de la continuité territoriale censée nous
octroyer une tarification préférentielle à la baisse ?
Nous sommes donc considérés comme des... étrangers ?
Et comme abondance de biens ne nuit pas !
Pour les curieux et afin de lutter contre les ''a priori '' ... qui rime avec c..neries
!
Chronologie d'une Colère Annoncée. ...(Pour les Nuls
!?)
Celle-ci n'est malheureusement pas exhaustive... mais beaucoup de ces étapes ont été
ignorées savamment dans les manuels scolaires et les médias de l'époque. Cette occultation fut l'usine Industrielle de la production de masse de préjugés ''métropolitains'',
que je préfère appeler ''Les Hexagonaux''!
ex: Métropole = Colonie
Colonie = Métropole
Avec un moteur de recherche dont je ne ferais pas la publicité, il suffit de faire un copier/coller d'une étape ci-dessous, pour en avoir plus de détails Historiques !
1635: Installation à Saint-Pierre des premiers colons français sous l’autorité de Pierre Belain
d’Esnambuc.
Un an après Louis XIII autorise l’introduction d’esclaves dans les Antilles
françaises.
1645 : Création du Conseil souverain (dit supérieur) doté de nombreux pouvoirs, comme
l’enregistrement
des titres de noblesse des familles issues des îles. Son rôle évoluera avec le
temps.
648 : La Compagnie des Isles d’Amérique fait faillite et les îles sont à vendre. Jacques Dyel du
Parquet
achète la Martinique.
1664 : Jean-Baptiste Colbert préside à la fondation de la Compagnie des Indes occidentales. Les
îles, dont
la Martinique, reviennent à la couronne.
1674 : Nouvelle banqueroute, la Compagnie des Indes occidentales est dissoute mais la clause de l'exclusivité du commerce est maintenue.
Le lieutenant-amiral hollandais Michel-Adrien de Ruiter attaque l’île, mais est repoussé.
La victoire ouvre la voie au développement de Fort-de-France.
1685 : Établissement du « Code noir » de Colbert qui régit la vie des esclaves en soixante articles.
1720 : Gabriel de Clieu, gouverneur de la Martinique, introduit le café aux îles.
1762-1814 : Vagues successives d’occupation anglaise. Ses conséquences sont très importantes et
l’île se
différencie un peu plus de la
Guadeloupe. Le schéma social est maintenu et l’économie sucrière continue.
1794 : Abolition de l'esclavage, votée par la Convention. Elle est restée sans effet en
Martinique,
du fait qu’elle soit occupée par les anglais. En effet,
les Colons (Békés) avaient préféré la
livrer aux Anglais, afin de préserver leurs privilèges
et échapper aux Grandes Idées Egalitaire de la Révolution Française. C’est la différence avec la Guadeloupe où l’esclavage a été aboli par
Victor Hugues, commissaire de la République.
1802 : Traité d’Amiens avec les Anglais, qui se retirent des Antilles. Napoléon Ier rétablit l’esclavage.
Esclavage qui avait donc continué en Martinique, Mais qui est rétablit en Guadeloupe...
et autres colonies Française.
Parenthèse Guadeloupéenne :
Napoléon Bonaparte qui dirige la France et l'Empire colonial, nomme Lacrosse pour gouverner la Guadeloupe. Ce dernier cherche à faire quitter l'île aux officiers de couleur intégrés dans l'armée après l'abolition de l'esclavage.
Le colonel mulâtre Delgrès, né en 1766 à la Martinique d’un guadeloupéen noir et d'une martiniquaise blanche, fomente une révolte contre ce retour de l'ordre ancien. Il est rejoint par Joseph IGNACE.
Mai 1802 : Afin de mater la rébellion et d’imposer le rétablissement de l'esclavage, Bonaparte envoie en Guadeloupe une mission de 4000 hommes dirigés par le général Richepance.
Le 06 mai, Richepance, nommé général en chef de la Guadeloupe, arrive à Pointe-à-Pitre. Un peu partout en Guadeloupe, les guadeloupéens se battent pour garder leur liberté mais les hommes de Richepance, supérieurs en armes et en nombre, écrasent les insurgés. Les combats tournent aux massacres.
IGNACE et ses troupes sont vaincus alors qu'ils tentaient une action de diversion sur Pointe-à-Pitre. La bataille de Baimbridge le 25 mai 1802 fait près de 700 morts.
Au bout de dix jours de siège, Delgrès est acculé à Matouba.
Le 28 mai 1802, il préfère se donner la mort avec 300 de ses fidèles plutôt que de se rendre aux troupes de Richepance et de redevenir esclaves.
1804 : Sacre et couronnement de l’impératrice Joséphine de Beauharnais, native des Trois-Ilets
en
Martinique (1763), épouse de Napoléon Bonaparte.
1807 : L’Angleterre interdit la traite négrière ; la France en guerre ne suit pas.
1812 : Benjamin Delessert fait connaître la betterave à Napoléon.
1815 : Napoléon Ier interdit également la traite négrière lors des Cents Jours.
Son successeur Louis XVIII est obligé de s’y plier, devant la pression
anglaise.
Toutefois, l’interdiction ne sera réellement appliquée qu’à partir de 1831.
1844-45 : Premières usines sucrières, dites centrales ; la production industrielle s’accélère.
1848 : Abolition de l’esclavage (célébrée le 22 mai), par un décret de Victor Schoelcher
(1804-1893).
1849 : Une loi votée le 30
avril 1849, indemnise les planteurs et les colons (Béké d'aujourd'hui).
Ceux-ci reçoivent environ six millions de francs pour dédommagement de la
libération de leurs 248 500 esclaves.
1851 : Une loi de juillet 1851 autorise l’ouverture de la Banque coloniale (l’actuelle Banque
des Antilles
françaises, BDAF).
1852-1870 : Le Second Empire, les libertés subissent de nombreuses restrictions.
1853 : Début de l’immigration indienne vers les Antilles-Guyane.
1863 : Ouverture du deuxième établissement financier : le Crédit foncier colonial.
1870 : Insurrection du Sud de la Martinique: révolte des ouvriers et des masses paysannes en
1870.
(Allez voir cette Histoire!)
1871 : IIIe République. Représentation des colonies à l’Assemblée nationale, à la Chambre des
députés,
puis au Sénat.
Les nombreuses réformes lancées en France (laïcité, gratuité de l’enseignement, etc.) trouvent un écho en Martinique.
1900 : La Grève Générale en Martinique. (Allez voir cette Histoire !)
1902 : Eruption de la montagne Pelée, destruction de la ville de Saint-Pierre (env. 27 000
morts). Fort-de-
France cumule les fonctions de capitale administrative, commerciale, financière et
culturelle.
1905 : Chantier du canal de Panama ; plus de 5 000 Martiniquais partent y travailler.
1913 : Première Guerre mondiale et départs des premiers conscrits.
La guerre permet à la Martinique d’exporter du rhum
massivement jusqu’en 1922.
1913 : 65 ans après l'abolition de l'esclavage, Naissance d'Aimé Césaire, Chantre de la
Négritude.
Négritude !?
1928-1930 : La banane fait une entrée timide dans l’économie.
1929-1932 : La montagne Pelée se réveille de nouveau mais cette fois, les précautions sont prises.
1934 : Le 12 Janvier 1934, le journaliste communiste martiniquais André Aliker est retrouvé
assassiné
sur la plage de Fonds-Bourlet à Case-Pilote (Martinique), noyé
et ligoté
(les mains attachées derrière le dos)... (allez voir cette
histoire!)
1939-1945 : De septembre 1939 à juillet 1943, l’île passe sous le régime de Vichy représenté par
l’amiral
Georges Robert. Ce dernier pratique
une politique très autoritaire, voire dictatoriale.
Des ''Dissidents'' (Résistants) tentent par tous moyens, au risque de leur vie, de quitter la
Martinique (Idem
Guadeloupe), afin de rejoindre les Forces Alliées pour combattre l'occupation Allemande de la France
Métropolitaine.
1946 : La Martinique devient département français, représentée par quatre députés et deux
sénateurs. Un an plus tard Pierre Albert Trouillé est le
premier préfet de l’île.
1950 : La sécurité sociale est étendue à la Martinique pour les fonctionnaires, et en 1954 pour
les autres
professions. La législation du travail est assez largement étendue, laissant subsister
des différences notables. Création de la prime de 40%, dite de ''vie chère'', afin d'encourager, de motiver les
fonctionnaires Métropolitains, à exercer dans les DOM.
1956 : Aimé Césaire adresse une missive à Maurice Thorez, Secrétaire Général du Parti Communiste Français.
1958 : Création en mars du Parti progressiste martiniquais (PPM), sous la direction d’Aimé
Césaire.
Création la même année de l’UNR (Union pour la nouvelle République), présidée
par
Camille Petit. Le parti change de nom en 1971, pour devenir l’UDR (Union des démocrates
républicains) et, en 1976, le RPR (Rassemblement pour la
République).
1960 : Création du Groupe Bernard Hayot... BEKE... héritier des premiers colons de la Martinique !
1961 : Décès de Frantz Fanon...Psychiatre et Essayiste Français...
1961 : Création du BUMIDOM (Bureau des migrations des départements d’outre-mer) qui prend en
charge
l’organisation de flux migratoire vers la métropole.
Parenthèse Guadeloupe:
1967 : En mai 1967, 80 à 200 manifestants furent tués par la police française dans les rues de Pointe-
à-Pitre.
1971 : Mise en service de la raffinerie de pétrole de Californie, en Martinique. Appelé
dorénavant,
la SARA ! Raffinerie Monopolistique (consortium originel d'Elf, Total, Shell,
Esso et Texaco),
donc sans concurrence sur le territoire et qui pratiquera des tarifs prohibitifs, dans
un espace où le transport public structuré est déficient, et le ''tout voiture'' la solution providentielle !
1973 : Alfred Marie-Jeanne, Lucien Veilleur, Marc Pulvar* et Garcin Malsa fondent le
mouvement
« La Parole au Peuple ».
* Marc Pulvar était le Père d'Audrey Pulvar, qui présente désormais le journal du 19/20 de France 3.
1972-1974 : La Martinique devient une région « monodépartementale ».
1978 : Alfred Marie-Jeanne fonde le Mouvement indépendantiste martiniquais (MIM).
1983 : Création du Conseil régional, dans le cadre de la décentralisation. Aimé Césaire est le
premier
président. L’université des Antilles-Guyane est ouverte
officiellement.
1986 : Camille Darsières succède à Aimé Césaire au Conseil régional. Il laissera sa place 6 ans
plus tard à
Claude Lise.
1988 : A partir de cette date, les conditions d'attribution des prestations familiales dans les
DOM se sont
très progressivement alignées sur celles de la Métropole.
1989 : Extension du RMI dans les DOM (appliqué depuis le 15 Décembre 1988 en France Métropolitaine).
1991 : Début de l’alignement progressif des prestations Familiales des DOM sur celles de la
métropole
jusqu’à l’horizon 1995.
1994 : Loi Famille
du 25/7/1994 étend aux DOM à effet de janvier 1995 de :
l'Allocation de Garde d'Enfant à Domicile (AGED), l'Allocation d'Adoption,
l'Allocation Parentale
d'Education (régime particulier sous forme d'une créance), l'Aide à la Scolarité
(effet au 01/09/1994).
1995 : Dans le cadre de la réalisation de l'égalité sociale entre les DOM et la Métropole, les
montants de
l'A.S.F. et les primes de déménagement versés dans les DOM sont alignés sur ceux
de
la métropole à compter du 1er septembre 1995.
1996 : le SMIC aux Antilles - Guyane est aligné sur celui de la métropole. exemple :
SMIC HORAIRE BRUT 1995 ANTILLES -
GUYANE = 33,53 Francs (5,03 €uros)
SMIC HORAIRE BRUT 1995 FRANCE METROPOLITAINE = 36,98 Francs (5,48 €uros)
SMIC MENSUEL BRUT 1995 ANTILLES - GUYANE = 5 666,57 Francs (863,86 €uros)
SMIC MENSUEL BRUT 1995 FRANCE METROPOLITAINE = 6 249,62 Francs (952,75 €uros)
1997 : Elections législatives.
Deux députés de droite (Anicet Turinet et Pierre Petit),
un député indépendantiste (une première), Alfred Marie-Jeanne et un député PPM,
Camille Darsière.
1998 : 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage.
1998 : L’indépendantiste Alfred Marie-Jeanne devient le président du Conseil régional.
Après trente années de persévérance, ses efforts sont récompensés par les électeurs
martiniquais.
Cohabitation entre la droite classique (RPR), la gauche martiniquaise (PPM) et le
MIM.
Alfred Marie-Jeanne milite avant tout pour le concept de « l’Assemblée unique »
(l’île a un double statut de région et de département).
1999 : La
Déclaration de Basse-Terre. Signée conjointement par les présidents des Conseils régionaux
Lucette Michaux-Chevry (RPR/UMP-Guadeloupe), Alfred Marie-Jeanne(Indépendantiste/MIM)
et Antoine Karam (PS de Guyane), la déclaration se donne pour objectif de rendre
public le bilan négatif de ces trois départements.
Mars 99 : La banane martiniquaise est au centre de la bataille commerciale que se livrent les Etats-Unis et l’Europe. 2000 : Loi d’orientation pour l’outre-mer...quand les écrits sont nobles et les actes si faibles!
Juin 2000 : Aimé Césaire annonce qu’il ne se représentera pas à la mairie de Fort-de-France aux prochaines élections municipales. Un an plus tard Serge Létchimy (PPM) lui succède.
8 mai 2002 : Commémoration du centenaire de l’éruption de la montagne Pelée. L’anniversaire a été accompagné de festivités, avec notamment le premier grand rassemblement de vieux gréements et grands voiliers de la Caraïbe (4 au 8 mai 2002).
2003 : « Plus de responsabilité et moins d’assistanat ».
La réponse pourrait-elle être la Loi de programme pour l’outre-mer ?
En avril 2003, le Conseil régional annonce la création d’un fond de
soutien à l’économie
locale pour relancer l’investissement. Décembre 2003 : Référendum sur
l’avenir institutionnel.
Le « non » l’emporte de justesse avec 50,48 % des
suffrages.
2004 : En février, le 24e préfet de la Martinique, Yves Dassonville, vient remplacer Michel Cadot
(2000-2004): Après la sécheresse de 2003, des pluies diluviennes s’abattent sur l’île. L’agriculture
est touchée. En visite en Martinique, le ministre de l’agriculture Hervé Gaymard
apporte une aide de 9 millions d’euros pour la banane, qui est en crise. Cette aide s’ajoute à celle de Bruxelles, soit un
montant de 17 millions d’euros, une somme jugée insuffisante. Les syndicats CSTM et l’UGTM
déclenchent une délicate polémique autour des enseignants venant de métropole. Ils mettent en
avant la différenciation culturelle et les postes qui devraient être attribués de préférence aux
locaux. Une hausse de la délinquance est constatée sur cette même année. Elle viendra
s’ajouter au problème de l’immigration clandestine qui préoccupe l’Etat et les instances locales.
2005 : Monsieur
Alain Huyghues Despointes, BEKE, créateur du Groupe Alain H Despointes, est promu au rang de Chevalier de la Légion d'Honneur par décret du Président de la République le 13 juillet 2005. Celui-ci
prononcera, 3 ans plus tard, un discours Révisionniste et Raciste,
dans un Documentaire de Canal+, intitulé ''Les Derniers
Maitres de la Martinique''.
2005 : Référendum sur le traité de Constitution européenne. La Martinique répond « oui » avec 69 % (faible participation de 22,2 %). Le secteur de la canne est debout. La demande d’une
aide est relancée.
L’affaire Dieudonné connaît une petite suite en Martinique, où il subit une agression.
Plusieurs
personnalités de l’île condamnent l’acte et la tension retombe. Un face-à-face entre
la Région et le préfet. Ce dernier proteste contre une subvention attribuée à l’Association des Etats de la Caraïbe, estimant que cela relève de la souveraineté nationale. La baisse du tourisme
de croisière se confirme. La crise de la banane antillaise continue : le comité de gestion de la Commission
européenne débloque une aide de 110 millions d’euros. Difficile congrès du Parti
progressiste
martiniquais (PPM). François Baroin est le nouveau ministre de l’outre-mer ;
il remplace Brigitte Girardin.
2008 : 160 ans après l'abolition de l'esclavage... Décès d'Aimé Césaire et Obsèques Nationale.
2009 : La Colère... trop longtemps larvée, trop souvent contenue... et ce crie trop longtemps
tut,
trop souvent retenu, finit par jaillir de la vox populi domienne, comme une éruption
spontanée
Péléenne expulse de ses cicatrices ancestrales, sa nuée ardente, ses laves
incandescentes,
comme autant de blessures du passé !
A ce jour, les Domiens sont toujours en attente de l'alignement des prestations des Allocations Logement sur la Métropole.
Lien très intéressant pour comprendre le cheminement Economique des Antilles :
DOM_2.0