Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 02:32
Quand les mamblos n’y vont pas avec le dos de la grenade lacrymogène

L’opération de sauvetage policier des pauvres brebis békées égarées à Trénelle ne s’est pas faite sans dégâts sur la population du quartier.


On n’a donc pas hésité à provoquer des trous importants dans les toitures et des traumatismes corporels et psychologiques sur les femmes et les enfants pour préserver le frais minois de nos téméraires agriculteurs. En guise de reconnaissance, un De Lucy accuse maintenant le mouvement d’être indépendantiste et marxiste. La prochaine fois, on lui fera lire 3 fois « Le Capital » à voix haute pour qu’il ne parle plus sans savoir, avant de le lui faire bouffer !

 

Commentaires sur la liste surprenante des 400 produits

 

La lecture de cette liste détaillant grande surface par grande surface les produits qui doivent enregistrer une baisse de 20 % semble malheureusement une plaisanterie trompeuse qui paraît bien loin de l’objectif fixé. En effet, mis à part Leader Price mais qui ne la répercute que très timidement et pour une centaine d’articles seulement, cette baisse porte partout ailleurs en grande partie sur des articles de marque déjà chers ou bien souvent sur des produits qui ne sont pas des premiers prix. Ce qui signifie qu’une fois la réduction appliquée, de nombreux produits proposés resteront chers ! D’autre part, on peut constater que s’y trouvent bien peu d’articles d’enseigne ou d’articles d’origine locale dont la baisse aurait pu tirer les prix vers le bas. On découvre enfin sous l’appellation « produits de première nécessité » des articles dont on peut se demander ce qu’ils viennent faire là !

 On a beaucoup plus veillé à maintenir des produits de la classe moyenne française plutôt qu’à tenir compte des habitudes et des goûts en usage ici. Cette liste, qui respecte finalement les intérêts de la grande distribution, semble donc avoir été élaborée par elle. La conséquence de ce choix est que, selon toute vraisemblance, cette baisse va plutôt bénéficier à une classe moyenne qui en a les moyens, un comble !!

 


Si, tout au contraire, la grande distribution, avait ramené le prix des produits de marque au niveau de celui des produits de base, on aurait pu louer cette soudaine et inattendue crise de bonté visant à mettre, pour une fois, à la disposition de la population pauvre (qui le vaut bien) des produits de qualité à prix vraiment réduits - ce qui la changerait des horreurs qu’on lui fait habituellement avaler -  selon le principe que rien n’est trop beau pour le prolétariat ! Mais ne rêvons pas, nos propriétaires des marchandises sont encore incapables de ce genre d’humour même involontaire, préférant celui plus rassurant de leurs calculettes.

 

En fin de compte, même si certains finiront peut-être par y trouver un maigre bonheur, tout le reste s’est fait rouler dans la farine fluide Francine. Ils se sont bien foutus de nos gueules enfarinées. Dans ces conditions, on peut se demander quel intérêt ont eu les syndicats de signer une proposition de ce type. Après tout, il n’y avait pas obligation de résultat. Aussi, pour rester dans l’esprit de ce mouvement et pour leur signifier notre mépris, pourquoi ne pas envisager d’acheter seulement le strict minimum chez eux et d’aller se fournir ailleurs,c’est-à-direlà où la pwofitasyon se fait moins sentir.                                                                                                                                                                        

 

Le protocole d’accord (suite)

 

L’augmentation de 200 € net pour les bas salaires du privé jusqu’à 1,4 Smic concerne plus de 46 000 travailleurs ce qui correspond à environ un peu plus de 60 % de l’ensemble des travailleurs de ce secteur !
La part des entreprises, selon leur taille et leur fragilité actuelle, sera comprise entre 30 et 100 €. Le reste est pris en charge par l’état, le conseil régional et le conseil général.

A lire:

Enfin, un article très intéressant sur les transformations que le pouvoir libéral fait subir aux mots pour appuyer sa propagande:

Social, Santé : les mots sont importants !

Notes sur quelques dépossessions sémantiques Par Jacques Richaud, 14 mars


Nous savons les mots porteurs de sens lorsqu’ils traduisent au mieux le contenu que nous souhaitons leur donner ; mais nous ignorons parfois que les mots sont aussi producteurs de sens, et que leur usage dévoyé peut viser à désarmer la pensée, ou à la contraindre vers une interprétation erronée. Le vocabulaire du social et de la santé est un lieu privilégié de ces manipulations..... lire la suite



Par GIL
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