Après 37 jours de longues et difficiles négociations, le protocole signé samedi entre le Collectif du 5 février, les organisations socioprofessionnelles, les élus martiniquais (à l’exception remarquée d’Alfred Marie-Jeanne) et l’état énumère 236 points d’accord.
130 d’entre eux ont fait l’objet d’un accord immédiat.
Parmi ceux-ci, on peut noter :
- une baisse des prix sur 400 articles des 100 familles de produits (102 seulement pour Leader Price),
- une prime de 200 € net pour les salaires du privé (étendu aux agents de la fonction publique territoriale sous contrat privé) inférieurs à 1,4 Smic, de 4% entre 1,4 et 1,6 Smic et de 2 % au-delà (la base retenue pour le calcul ayant été celle que proposait le patronat à savoir le salaire annualisé comprenant les primes et le 12ème mois),
- une baisse des prix des carburants,
- l’augmentation de l’AL (Allocation Logement alignée sur la France),
- le gel des loyers HLM (annulation de l’augmentation de Janvier),
- une baisse du prix du gaz à 18 €,
- une baisse du prix des services bancaires,
- une baisse du prix des assurances,
- de nombreux points concernant l’hôpital dont une extension des 200 € aux agents non titulaires,
- le blocage des postes vacants pour les jeunes martiniquais contractuels et vacataires dans l’éducation,
- un contrôle de la formation des prix.
106 autres points font l’objet d’accords à court terme car ils nécessitent des modifications réglementaires et/ou législatives. Des discussions se poursuivent concernant :
- une augmentation des retraites et des minimas sociaux,
- une baisse des prix de l’eau, de l’électricité, des pièces détachées automobiles, des matériaux de construction, des transports, de la téléphonie et d’internet, des intrants pour l’agriculture…,
- l’obtention d’un tarif préférentiel du transport pour les étudiants, les chômeurs et les handicapés,
- la priorité à l’embauche des jeunes martiniquais à compétence égale,
- l’adaptation de l’école aux réalités martiniquaises sans autre précision.
/ A noter que, de toutes les organisations syndicales, seule la CGTM/FSM a refusé pour l’instant de signer. Le mouvement a donc été suspendu après 38 jours de grève générale.